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50 films a voir dans une chambre d'hôtel

Rire et sourire

Ce que veulent les femmes
Nancy Meyers – 2001

Avec Mel Gibson, Helen Hunt
Mel Gibson n’hésite pas à écorner son image virile et belliqueuse dans ce portrait d’un publiciste macho pourvu d’un curieux don de télépathie : il peut lire dans la pensée des femmes. Entre guerre des sexes et danse en collant, auto-parodie et BO de Sinatra, une rom-com savoureuse et féroce sans langue de bois.

 

Les Amours imaginaires
Xavier Dolan – 2010

Avec Xavier Dolan, Monia Chokri, Niels Schneider
Une histoire d’amour triangulaire qui célèbre les lubies déraisonnables de l’amour, la jalousie, l’amitié, la beauté grecque et les dessins de Cocteau… Tout cela vu à travers l’œil pop et frondeur d’un réalisateur québecquois âgé à l’époque de vingt-et-un ans, héritier iconoclaste de Jean-Luc Godard et Wong Kar Waï.

 

Coup de foudre à Notting Hill
Roger Michell – 1999

Avec Hugh Grant, Julia Roberts
Avec ce film, la comédie romantique change de visage : produite en 1999 par des britanniques, elle révèle un jeune homme aux mimiques et gestes empêtrés (le quasi inconnu Hugh Grant) face au summum de la sophistication américaine (la star Julia Roberts) dans le décor chic et douillet d’un quartier mythique de Londres. Indémodable !

 

Pauline à la plage
Eric Rohmer – 1983

Avec Amanda Langlet, Arielle Dombasle
Comment draguer en vacances ? Danser un slow en maillot de bain ? Tenir tête à un Don Juan ou une femme fatale ? Voilà un programme estival bien chargé pour Pauline qui est hébergée chez sa cousine, jouée par la coquine Arielle Dombasle. Une délectable chronique sur le désir, le passage à l’âge adulte et le marivaudage élevé en art filmique.

 

En cloque, mode d’emplo
Judd Apatow – 2007

Avec Seth Rogen, Katherine Heigl
Le roi de la vanne US des années 2000 à son meilleur dans cette farce sur une paternité involontaire. Déclaration d’amour aux losers et ex-puceaux, le film est un brillant inventaire des usages déconseillés de la capote et des blagues à éviter en société. Une comédie potache, tendre et désopilante.

 

Il est plus facile pour un chameau…
Valeria Bruni-Tedeschi – 2003

Avec Valeria Bruni-Tedeschi, Chiara Mastroïanni
Federica pense que sa fortune est un péché, l’empêche d’être heureuse et d’avoir un enfant. En découle une drôlissime croisade intime, entre autodérision et folie douce : l’examen de conscience d’une actrice-réalisatrice héritière d’une grande famille italienne, sœur Carla Bruni, à travers une comédie attachante et mélancolique.

 

La loi de la jungle
Antonin Peretjatko – 2016

Avec Vincent Macaigne, Vimala Pons
Multipliant situations burlesque et dialogues absurdes, cette odyssée dans la jungle parvient à nous faire croire à l’impossible : un projet d’installation de pistes skiables en pleine forêt amazonienne. Crash d’avion, élixir sexuel, bagarre, golf et grosses bébêtes jalonneront le parcours ambitieux d’un tandem d’aventuriers improbable.

 

Diamant sur canapé
Blake Edwards – 1961

Avec Audrey Hepburn, Georges Peppard
Adapté d’un roman de Truman Capote, mis en scène par l’un des rois du rire américains des années 50, Diamant sur Canapé est un vaudeville amer qui dresse le portrait d’une fille de modeste condition en quête d’un riche mari. New York mythique, dialogues spirituels et silhouette androgyne d’une star naissante : un film culte.

 

Happiness Therapy
David O. Russell – 2012

Avec Bradley Cooper, Jennifer Lawrence
Patt et Tiffany sont deux écorchés vifs qui carburent au Xanax. Mieux qu’une thérapie classique, leur relation faite d’engueulades, d’orgies de burgers et de danse va les réconcilier avec la vie. Comédie sur la bipolarité, Happiness Therapy est une romance électrique et culottée dans la veine de Woody Allen ou Howard Hawks.

 

L’Arnacoeur
Pascal Chaumeil – 2010

Avec Romain Duris, Vanessa Paradis
Briseur de couple professionnel, Alex tombe amoureux d’une jeune femme qu’il est censé empêcher de se marier. Epaulé par deux comparses (les formidables François Damiens et Juliette Ferrier), il se livre à un héroïque numéro de dragueur, mi Casanova mi clown, face à une jolie blonde stoïque et fan de Dirty Dancing. Irrésistible.

 

Bonjour
Yasujirō Ozu – 1959

Avec Koji Shidara, Yoshiko Kuga
Un des plus beaux films sur l’enfance : dans le Japon corseté des années 50, deux gamins privés de télévision par leurs parents entament une grève de la parole. A hauteur de tatami, Ozu filme l’arrivée de la modernité dans une famille et signe cet hymne attendrissant à l’insolence et au droit à l’impolitesse.

 

Les Combattants
Love at First Fight

Thomas Cailley – 2014
Comédie militaire, film d’amour, chronique sur l’apocalypse et la fin du monde, ces Combattants nous entraîne dans une surprenante expédition conduite par une héroïne musclée et un garçon lunaire, en lutte contre les excès du monde moderne (l’individualisme, le réchauffement climatique). Drôle et insolite.

 

Victoria
Justine Triet – 2016

Avocate, mère célibataire au bord de la crise de nerf, Victoria engage un baby-sitter qui succombe à ses charmes. L’explosive Virginie Efira face au farfelu Vincent Lacoste, un procès ubuesque, des plans Tinder et un chimpanzé : Justine Triet rend ici un vibrant hommage à la comédie sophistiquée américaine passée à la moulinette de névroses made in France.

Tendres passions
James L. Brooks – 1984

Avec Shirley MacLaine, Debra Winger
Ancienne muse de Minnelli et Wyler, Shirley MacLaine détonne dans ce rôle à contre emploi de pin-up vieillissante un peu peau-de-vache. Mise en scène par un délicat artisan du cinéma mainstream, une comédie amère et virulente centrée sur les rapports mère-fille. Avec un Jack Nicholson dans le rôle de médiateur bellâtre et surréaliste.

 

Un jour sans fin
Harold Ramis – 1993

Avec Bill Murray
Avec cette histoire bégayante d’un homme condamné à revivre éternellement la même journée, l’acteur Bill Murray a trouvé son plus grand rôle, grâce auquel il peut déployer tout le spectre de son talent : un humour caustique, une gestuelle minimaliste, et une satire contenue contre l’Amérique des convenances et du folklore sociale. Une hilarante descente aux enfers.

 

Jerry Maguire
Cameron Crowe – 1996

Avec Tom Cruise, Renée Zellweger
Agent en perte de vitesse de stars sportives, Jerry tente de remonter la pente avec l’aide d’une collègue timide et d’un footballeur psychopathe. L’amour l’attend au bout du terrain. Jerry Maguire, c’est la combinaison d’un Tom Cruise irrésistible, d’une avalanche de punchline, de séquences sportives frôlant le grand guignol, et d’un des plus beaux baisers de cinéma.

Pleurer

Elle et lui
Léo McCarey – 1957

Avec Cary Grant, Deborah Kerr
Un playboy et une chanteuse tombent amoureux sur un paquebot alors qu’ils s’apprêtent à rejoindre leur futurs époux. Récit déchirant d’un rendez-vous manqué, ce classique du mélodrame reste à jamais lié à un duo frémissant d’acteurs et aux cimes tragiquement célestes de l’Empire State Building à Manhattan.

 

Tout ce que le ciel permet
Douglas Sirk – 1955

Avec Jane Wyman, Rock Hudson
Cinéaste par excellence de l’amour contrarié, Sirk relate ici la passion entre une veuve et son jardinier de quinze ans son cadet. Jugés par leur voisinage, ils deviendront des moutons noirs, symboles d’une impossible liberté dans l’Amérique puritaine des années 50. Une âpre et magnifique histoire d’amour sublimée par le Technicolor.

 

Titanic
James Cameron – 1998

Avec Leonardo DiCaprio, Kate Winslet
Second plus gros succès mondial au box office (après Avatar) avec plus de 2 milliards de dollars de recettes, Titanic aura fait verser au moins autant de larmes. La touchante idylle ayant pour théâtre le célèbre paquebot britannique qui fit naufrage en 1912, la puissance de la reconstitution, la naissance de la star DiCaprio l’ont élevé dès sa sortie au rang de film culte.

 

Bonjour Tristesse
Otto Preminger – 1958

Avec Deborah Kerr, Jean Seberg
Adapté du célèbre roman de Françoise Sagan, sa déclinaison américaine confronte deux stars de l’époque : la diva des studios Deborah Kerr, face à la jeune et insolente Jean Seberg. Un duel au soleil sur fond de cigales de la côte d’Azur ; un huis clos sensuel où sont à l’œuvre les mutations brutales, voire criminelles, de l’adolescence à l’âge adulte.

 

Le Jardin des Finzi-Contini
Vittorio De Sica – 1970

Avec Dominique Sanda, Fabio Testi
Pendant les années 30, en pleine ascension de Mussolini, les dernières années de drague et d’insouciance de jeunes gens issus de la haute bourgeoisie juive. Mais cette jeunesse dorée est-elle si aveugle ? Chantre du néo-néoréalisme italien, De Sica raconte la fin d’un éden, figuré par un jardin luxuriant, et son invasion progressive par le spectre du fascisme.

 

La Ligne rouge
Terrence Malick – 1998

Avec Sean Penn, Jim Caviezel
Dans la bataille de 1942 opposant les américains aux Japonais, qu’on a appelée « le Verdun du Pacifique », un groupe d’hommes ploient sous le poids des combats tout en s’évadant à travers des images de paradis perdu. Cinéaste mystique, Malick repense le film de guerre comme un poème panthéiste côtoyant une boucherie crue. Puissant.

 

Les Deux Anglaises et le Continent
François Truffaut – 1971

Avec Jean-Pierre Léaud, Philippe Léotard
Une éducation sentimentale tourmentée sur les côtes anglaises… Le réalisateur de la Nouvelle Vague (Les 400 cents coups), n’a jamais été aussi lyrique et juste que dans ce portrait de Jean-Pierre Léaud en jeune homme épris de deux sœurs à la fois, en pension chez elles, et qui y perdra le cœur et la raison. Beau et triste.

Brève rencontre
David Lean – 1945

Avec Celia Johnson, Trevor Howard
Champion des fresques au souffle épique (Le Docteur Jivago, Laurence D’Arabie), David Lean a pourtant signé son film le plus émouvant avec ce drame simple sur l’adultère. Brève rencontre commence par les adieux de deux amants dans une gare et se poursuit avec un flash-back sur leur liaison. Entre passion et loyauté, que choisir ?

 

Manchester by the Sea
Kenneth Lonergan – 2016

Avec Casey Affleck, Michelle Williams
La vie fracassée d’un homme après la disparition d’une partie de sa famille dans un incendie, dont il est en partie responsable. Dans un port de pêche brumeux de la côte est, le destin de ce père inconsolable devenu homme de ménage dépasse la plate chronique sur le deuil au profit d’un grand chant funèbre, doux et obsessionnel, sur la résilience.

 

Comme un torrent
Vincente Minnelli – 1958

Avec Frank Sinatra, Dean Martin
Une fresque familiale qui se noue autour de la rivalité de deux frères, l’un artiste alcoolique, l’autre notable bourgeois et autoritaire. Elégante, raffinée, la mise en scène est une splendeur : explosion de couleurs et orchestration fracassante au service d’un romantisme intime et viscéral. Toute la fougue de Minnelli en un film.

 

Suzanne
Katell Quillévéré – 2013

Avec Sara Forestier, François Damiens
Suzanne est une enfant, puis une lycéenne, et enfin une jeune adulte bordélique qui plaque tout pour suivre un petit escroc. Destin flamboyant d’héroïne sur le fil, ce beau film raconte une addiction amoureuse, entre réflexion sur la famille, la maternité et bonheur en trompe l’œil. Le mélo brut et romanesque d’une jeune héritière de Maurice Pialat.

Moby Dick
John Huston – 1956

Avec Gregory Peck, Richard Basehart
La baleine blanche est une victime de l’homme assoiffé de sang ; c’est aussi un symbole de Dieu, des forces occultes que nous ne maitrisons pas. Le grand Huston lui rend hommage dans ce western aquatique, violent et épique, où un héros charismatique, le capitaine Achab, traque obsessionnellement la bête. Le premier (gentil) monstre marin.

 

Rois et Reine
Arnaud Desplechin – 2004

Avec Emmanuelle Devos, Mathieu Amalric
Une femme d’affaire coriace et son ex marginal renouent après des années, autour d’une histoire d’adoption. Dans cette comédie dramatique, on cure ses névroses par le hip-hop et on apprend les choses de la vie dans un musée, entouré de dinosaures. Un tableau bavard, délirant et parfois tendre de la condition humaine.

 

Les Parapluie de Cherbourg
Jacques Demy – 1964

Avec Catherine Deneuve, Nico Castelnuovo
En pleine guerre d’Algérie, une jeune femme se résigne à un mariage sans amour après la mobilisation de son amant. Trame à l’eau de rose, jolies chansons, mais vrai souffle tragique. Dans un décor aux pavés mouillés, Jacques Demy réalise son film musical le plus triste et bouleversant, avec une Deneuve fêlée mais solaire.

 

Ariane
Billy Wilder – 1957

Gary Cooper, Audrey Hepburn
Formidable cas d’imbroglio policier et amoureux, Ariane met en scène la fille d’un détective privé en bisbille avec un vieux séducteur. Entre jeu de dupe et marivaudage, une fable éblouissante sur les mœurs licencieuses de la capitale de l’amour, comme le clame une voix off dès les premières images : « In Paris, everybody does it ! »

 

Les Chansons d’amour
Christophe Honoré – 2007

Avec Louis Garrel, Ludivine Sagnier
Ménage à trois, deuil et chansons : c’est le programme virevoltant de ce drame sentimental, galant et fantaisiste, qui déploie un ballet d’acteurs acrobates dans les rues ouvertes de Paris. Dans la lignée des comédies musicales de Jacques Demy, un hymne pop à la liberté, à l’absence de règle et aux combinaisons multiples de l’amour.

 

Saint Laurent
Bertrand Bonello – 2014

Avec Gaspard Ulliel, Jérémie Renier
La vie du grand couturier, inventeur du smoking pour femme, reluquée sous toutes ses coutures, de la plus triviale (la naissance de la « marque ») à la plus tragique (ses épisodes de dépression), dans un biopic baroque et vertigineux. Où Paris est perçu comme la Mecque des génies révolutionnaires de la mode.

 

Les Innocents
Bernardo Bertolucci – 2003

Avec Michael Pitt, Eva Green
Récit d’émancipation, ode à la jeunesse, partouze : trois jeunes gens à la beauté fulgurante déambulent dans un grand appartement parisien, livrés à eux même et à la luxure des sens en ébullition. Louis Garrel, Michael Pitt, et Eva Green réaniment l’esprit de révolte de mai 68 dans ces rôles d’enfants terribles, à la fois anges sensuels et conspirateurs.

 

Le Plaisir
Max Ophuls – 1952

Avec Claude Dauphin, Gaby Morlay
Adapté de nouvelles de Maupassant, voici trois histoires étourdissantes mêlant personnages toujours en mouvement, fêtes, danses, courses, escaliers : un vieillard qui écument les bals, un artiste lassé par son modèle et surtout une joyeuse bande de prostitués en pleine partie de campagne. La joie de vivre à l’état pur.

 

Holy Motors
Leos Carax – 2012

Avec Denis Lavant, Edith Scob
Monsieur Oscar est un être protéiforme capable de prendre plusieurs identités à la fois : mendiant, patron d’entreprise, assassin… Film à la frontière du fantastique tourné dans un Paris semé de fantômes, Holy Motors est une visite guidée en limousine, du Pont neuf au cimetière Père Lachaise, et à travers l’histoire du cinéma.

 

Les quatre cents coups
François Truffaut – 1959

Avec Jean-Pierre Léaud, Claire Maurier
Film manifeste de la Nouvelle vague, Les quatre cent coups nous plonge dans le Paris des années 50-60, ses rues, ses cinémas, au bras du plus effronté des adolescents, adepte de l’école buissonnière et de chapardage. Un regard tendre et désenchanté sur la jeunesse qui signe la naissance d’un acteur immense : Jean-Pierre Léaud.

Frissonner et avoir peur

Rebecca
Alfred Hitchcock – 1940

Avec Joan Fontaine, Dame Judith
Le roman de Daphné du Maurier passé au filtre de l’esthétique gothique. Dans cette histoire de maison hantée centrée sur une jeune épouse terrifiée par le fantôme de la première femme morte de son mari, les décors deviennent les métaphores de l’inconscient et d’une psyché sombre et dévorante. Un chef d’œuvre.

 

Le secret derrière la porte
Fritz Lang – 1948

Avec Joan Bennett, Michael Redgrave
Le maître allemand du cinéma expressionniste décline le mythe de Barbe-bleu avec ce thriller psychanalytique, réflexion sur les forces du mal chez un mâle séduisant mais louche dont le passe -temps favori consiste à reconstituer des scènes de crime. A celle qui l’aime de démêler les fils de son cerveau malade. Angoissant.

 

Les Autres
Alejandro Amenabar – 2001

Avec Nicole Kidman, Elaine Cassidy
Pendant la seconde guerre mondiale, une mère vit avec ses deux enfants dans une demeure isolée. Ils deviennent les témoins de phénomènes étranges... La grande Kidman impériale sous la direction du jeune prodige du cinéma d’épouvante espagnol : sentiment d’asphyxie, huis-clos inquiétant et dénouement magnifiquement inattendu.

 

Mulholland Drive
David Lynch – 2001

Avec Naomi Watts, Laura Harring
Les relations complexes, sensuelles et vénéneuses de deux jeunes actrices à Hollywood. Chef d’œuvre insolite, cauchemar éveillé dans la cité des rêves, histoire d’amour et de mort… Réalisateur culte de Twin Peaks, David Lynch a révolutionné le régime des images avec ce thriller étrange et dilaté où l’on ne sait plus démêler le faux du vrai, la fiction de la réalité.

 

Bound
Lilly et Lana Wachowski – 1996

Avec Jennifer Tilly, Gina Gershon
L’un des premiers thrillers explicitement lesbien. Puissant, sulfureux, Bound retrace la cavale d’une ex-taularde et d’une femme fatale, et leur plan machiavélique : dérober 2 milliards de dollars à la mafia. Un film cru et noir porté par une mise en scène superbement stylisée, prélude, trois ans plus tard, au film culte Matrix.

 

La nuit nous appartient
James Gray – 2007

Avec Joaquin Phoenix, Mark Wahlberg
Maître du polar américain des années 2000, James Gray signe son film le plus brillant avec cette histoire de famille divisée : un patron de boîte de nuit en cheville avec la mafia affronte père et frère, membres de la police new-yorkaise dans les années 80. Violence torrentielle, drame shakespearien : une sublime croisade nocturne.

 

La Féline
Jacques Tourneur – 1942

Avec Simone Simon, Kent Smith
C’est l’histoire d’une héroïne qui, la nuit, se transforme en panthère. Novateur par sa forme (toute en ombres et lumières) et son sujet (une femme-monstre), La féline a marqué l’histoire du cinéma fantastique. Fable sur la perte de la virginité, les pulsions, un film osé et obsédant, pilier du cinéma d’épouvante.

Gravity
Alfonso Cuaron – 2013

Avec Sandra Bullock, George Clooney
Lors d’une banale sortie dans l’espace, deux astronautes voient leur navette pulvérisée et se retrouvent condamnés à flotter dans le cosmos. Un scénario terrifiant pour un dispositif minimaliste, Gravity est un véritable trip visuel, un blockbuster dans les étoiles à rebours des grosses productions SF souvent trop scénarisées. Magique.

 

Psychose
Hitchcock – 1960

Avec Anthony Perkins, Janet Leigh
Une fugitive, un motel la nuit, un garçon solitaire, des oiseaux empaillés… Aussi classique soit-il, l’opus du maitre du suspense n’a rien perdu de sa terrifiante aura. Plus d’un demi-siècle plus tard, on reste fasciné par le montage éclaté de la scène de douche, par le rictus de l’acteur Anthony Perkins qui ne se remit jamais vraiment de ce rôle maléfique.

 

Shutter Island
Martin Scorsese – 2010

Avec Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo
Un couple de flics enquête sur une disparition dans un asile d’aliénés. Mais la réalité est-elle bien celle qu’on croit ? Décor pluvieux et suspense psychologique réactivent les codes du film noir et étendent leur toile autour des personnages. Un grand film inquiet sur le retour du refoulé, la culpabilité et le revers morbide du rêve américain.

 

Signes
M. Night Shyamalan – 2002

Avec Mel Gibson, Joaquin Phoenix
Révélé avec Le Sixième sens, Shyamalan s’est imposé dans les années 90 et 2000 en surdoué du thriller paranormal. Filmé au milieu des champs de maïs, Signes aborde de front le thème de l’invasion des extra-terrestres auxquels est confronté une famille. Virilité égarée, enfants visionnaires et transcendance : un film hypnotique.

 

La Nuit du chasseur
Charles Laughton – 1955

Avec Robert Mitchum, Shelley Winters
Un garçonnet et sa sœur dans une barque fuient par la rivière en pleine nuit. Ils tentent de semer l’assassin de leur mère. Chef d’œuvre du cinéma de genre, qui a su marier les ténèbres à l’enfance, La Nuit du chasseur conjugue poème sensoriel, frayeur enfantine et vénalité, dans une course poursuite criminelle d’une beauté irradiante.

 

Les Diaboliques
Henri-Georges Clouzot – 1954

Avec Simone Signoret, Véra Clouzot
Institutrices dans une école, l’épouse et l’amante du directeur échafaudent un plan visant à le tuer. Le projet réussit mais le corps disparait… Conçu comme un fait divers, le scénario met en œuvre une vendetta féminine filmée au cordeau sur fond de manipulation. La question du mal dans la France rigide et morale des années 50 y est largement explorée.

LES HORAIRES

Petit-déjeuner de 7h à 10h30 – Déjeuner de 12h à 14h30
Brunch le dimanche de 11h à 15h00
Bar de 19h à 1h du matin – Dîner de 19h30 à 22h30
Service en chambre 17h-7h du matin

RÉSERVATION

Si vous effectuez votre réservation dans un délai trop court, merci de nous contacter au : +33 (0)1 43 38 04 31